Poème calligraphié par l'empereur Huizong Paysage chinois

Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive

anthologie poétique

Ce site propose
une anthologie de la poésie chinoise tardive (Xème au XVIIIème siècle). Quatre cents poèmes chinois sont présentés avec le texte original en caractères chinois classiques et une nouvelle traduction française.

Une anthologie poétique pour qui ?

Cette anthologie bilingue de la poésie chinoise, constituée poème après poème à partir des textes originaux, est destinée aux personnes qui aiment la poésie et qui trouveront dans les œuvres poétiques ici rassemblées l’expression d’un lyrisme inspiré à travers des compositions variées, souvent en tonalités élégiaques.

À celles qui s’intéressent plutôt à l’histoire de la littérature chinoise, ce recueil poétique permet aussi d’avoir une bonne idée des œuvres lyriques des époques tardives, avec les écrivains chinois majeurs que sont Ouyang Xiu, Su Dongpo, Li Qingzhao, Lu You, Xin Qiji, parmi beaucoup d’autres.

Enfin, pour ceux et celles qu’inspirent les voyages, ces textes littéraires évoquent aussi les caractéristiques particulières de la culture chinoise traditionnelle et de l’espace géographique qui appartiennent au contexte dans lequel ils furent composés, et sont toujours présents aujourd’hui.

Recueil de poésie chinoise pour jeunes lecteurs

Découvrir la poésie : Quinze Poèmes Chinois pour les enfants.

Découvrir le monde et découvrir les mots, cela va ensemble : c'est pourquoi l'enfance (petite et grande) est un moment privilégié de découverte de la poésie.

On a donc rassemblé en format livre, téléchargeable en fichier pdf, epub et mobi, une quinzaine de poèmes, plus faciles à aborder pour de jeunes lecteurs, éventuellement assistés d'un adulte, que la plupart de ceux qui figurent dans le reste de l'anthologie. Ils sont remarquables par la fraîcheur et naturel de l’expression poétique, le pittoresque des scènes, l’authenticité du sentiment ou l’humour du propos. Il s’y trouve aussi un appendice sur l’écriture chinoise à destination du même public.

Déclaration d'un traducteur

«Si je n'avais voulu donner qu'une traduction élégante du Paradis perdu, on m'accordera peut-être assez de connaissance de l'art pour qu'il ne m'eût pas été impossible d'atteindre la hauteur d'une traduction de cette nature ; mais c'est une traduction littérale dans toute la force du terme que j'ai entreprise, une traduction qu'un enfant et un poète pourront suivre sur le texte, ligne à ligne, mot à mot, comme un dictionnaire ouvert sous leurs yeux.
(…)

J'avais songé à mettre à la fin de ma traduction un tableau des différents sens que l'on peut donner à tels ou tels vers du Paradis perdu, mais j'ai été arrêté par cette question que je n'ai cessé de me faire dans le cours de mon travail : Qu'importe tout cela aux lecteurs et aux auteurs d'aujourd'hui ? Qu'importe maintenant la conscience en toute chose ? Qui lira mes commentaires ? Qui s'en souciera ?

J'ai calqué le poème de Milton à la vitre ; je n'ai pas craint de changer le régime des verbes lorsqu'en restant plus français j'aurais fait perdre à l'original quelque chose de sa précision, de son originalité ou de son énergie (…).»


François-René de Chateaubriand
Remarques en préface à la traduction du Paradis Perdu de Milton

Li Qingzhao : l'intégrale des odes

Soixante-dix pages de poèmes accompagnées d’une cinquantaine de pages d’introduction et de commentaire sur l’œuvre de la grande Dame de la poésie : voici
Les cinquante-huit odes de Li Qingzhao (李易安 en littérature). L'ouvrage sous format électronique (pdf pour ordinateur, epub pour liseuse), disponible chez YouScribe, Kobo et la Fnac.

L’œuvre de la grande poétesse Li Qingzhao 李清照 (1084 – après 1149) est considérée comme la plus grande poétesse de la Chine classique ; elle prend place surtout parmi les écrivains chinois les plus originaux et les plus accomplis. Écrits dans une langue parfois proche de la langue parlée de son temps, ses poèmes chantés 詞 non seulement manifestent une grande qualité de sentiment, mais font preuve aussi d’une originalité sans égale dans la littérature chinoise par le choix des images et l’utilisation du langage. Héritière de la tradition lyrique du 詞, Li Qingzhao ne se contente pas d’en porter le romantisme à son plus haut degré : elle ne cesse d’expérimenter pour mieux cerner toutes les dimensions de la création poétique.

Sa vie fut marquée par les vicissitudes du temps, dans un empire Song quasi-moderne en termes sociaux, économiques, techniques et culturels, mais incapable de faire face aux pressions exercées sur ses frontières. Elle connut donc l’exil depuis le Nord envahi par les Jin vers le Yangzi, puis le veuvage, l'errance et la gêne, ce qui donne une teinte mélancolique, voire désespérée, à ses poèmes les plus tardifs. Elle écrivit beaucoup, presque tout fut perdu ; mais la cinquantaine de pièces qui nous restent sont un enchantement et apportent un témoignage éclatant sur la hauteur de son inspiration et de son talent.

Li Qingzhao semble un phare au sens baudelairien ; et, en ces temps amers, peut-être avons-nous besoin de ces phares plus que jamais.

Quelques mots sur l’univers du poème chinois

La poésie fait partie des choses les plus dépourvues d’utilité qui soient ; et par conséquent, de celles qui, susceptibles de se charger le plus de sens, nous sont indispensables pour mériter le nom d’humains.

C’est à travers la composition lyrique que les poètes se considèrent face au monde : face à la réalité qui toujours s’en impose, ils peuvent au contraire affirmer l’absence, étreindre l’insaisissable, tracer ce qui n’a pas de forme, éprouver les termes de l’infini. Ils ont traversé les apparences ; ils se tiennent au bord du gouffre ; leurs mots se roulent dans la vague du néant.

C’est là bien ce qu’on retrouve dans les poèmes chinois de ces époques, à la fois dans la forme et dans le fond : d’abord, poésie impressionniste comme on a pu l’écrire, qui s’attache à suggérer des états d’âmes sans recourir à l’éloquence ; ensuite, poèmes qui s’imprègnent de l’atmosphère, de la végétation, de la saison, de l’heure – ciel, pluie, montagnes, chute des pétales – pour refléter les mouvements du cœur et de l’esprit. Poésie de l’absence, des lieux désertés par ceux qu’on a aimé, de l’amour contrarié, de la nostalgie et du souvenir, et donc de la solitude, de l’amertume voire du tourment et de la mélancolie : les textes que la tristesse imprègne sont en général sincères.

Ces compositions poétiques, traversées parfois d’humour ou d’onirisme, tentent de saisir dans l’intimité de la conscience les moments qui passent : la mémoire est toujours là, y compris celle des bonheurs et des fêtes. Le poète lyrique qui s’abîme en rêverie dans la contemplation sait mieux qu’un autre composer en quelques caractères des images justes. L’écoulement des flots est la métaphore du temps qui passe, l’écrivain chinois à l’œuvre se regarde vivre dans les reflets de leurs eaux et, glissant sur le fleuve, scrute en silence et recueille dans son poème ce qui est au delà du monde.

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Novembre 2017. Après deux ans de quasi-immobilité du site, j'initie aujourd'hui une nouvelle mise à jour, avec plus de cinquante nouveaux poèmes, accompagnée de plusieurs notices d'auteurs, commentaires, et autres textes sur la démarche de traduction. Pour des raisons techniques (j'avoue finir par me perdre moi-même un peu dans la multiplicité des textes), elle se déroulera en deux phases d'ici la fin de l'année.

Dès à présent, voici quarante nouveaux poèmes, dont la liste complète se trouve un peu plus bas, et qui pour l'essentiel ont été écrits durant un espace-temps assez peu abordé jusqu'ici : celui de l'empire des Jin, contemporain au nord de la Huai de la dynastie des Song du Sud jusqu'à l'invasion mongole au début du XIIIème siècle, et celui qui lui a immédiatement succédé dans cette région puis dans l'ensemble de la Chine, l'empire mongol des Yuan.

Après la sophistication et le lyrisme des dernières odes des Song, l'atmosphère change. Le grand poète 元好問 Yuan Haowen, qui assiste à la fin d'un monde, revient à un ton et à des thèmes proches de Tao Yuanming, voire de Du Fu. À l'expression romantique et expansive des sentiments, on préfère la sobriété descriptive du poème paysager, on s'essaie même à jouer double jeu entre peinture et poésie, comme 馬致遠 Ma Zhiyuan ou 喬吉 Qiao Ji. Ou bien on se lance dans la malice ou la satire comme 王和卿 Wang Heqing, auteur de textes inénarrables à propos d'un roquet-balayette, d'un papillon à la sexualité débridée ou d'une fille de joie qui écrase son client… ; textes souvent traduits ailleurs, et que sauf cas particulier j'évite de répéter ici.

En complément, c'est aussi l'occasion de continuer à donner quelques indications sur ce que peut être aujourd'hui la démarche de traduction d'un texte poétique chinois classique. Il court encore beaucoup de préjugés et d'idées fausses, voire absurdes, sur le travail du traducteur moderne de poésie, son contexte, ses objectifs, sa marge de manœuvre, ses possibilités et ses limites aussi. C'est plus compliqué encore pour ce qui relève du cas particulier de la langue chinoise classique. J'ai profité d'une intéressante introduction d'un recueil de traductions en anglais des 詞 des Song pour mettre certains points sur certains i en la traduisant et en la complétant par mes propres commentaires. La malice ne m'étant pas interdite non plus, cela donne : Sur deux vers de Yan Jidao, ou les tribulations des traducteurs chinois en poésie chinoise classique. Oui, c'est difficile pour tout le monde.

D'ici décembre, j'espère, à l'occasion d'une nouvelle mise à jour, pouvoir donner dix nouvelles traductions et avoir bouclé les notices qui correspondent aux quarante poèmes déjà cités. Peut-être !

Voici en attendant la liste des auteurs et des textes déjà disponibles. Bonne lecture !


王禹偁   Wáng Yŭ Chēng (954 – 1001)
À travers la campagne

宋祁   Sòng Qí (998 – 1061)
Ci-gisent les fleurs

蘇舜欽   Sū Shùn Qīn (1008 – 1048)
Passage à Suzhou

李覯   Lĭ Gòu (1009 – 1059)
Le mal du pays

文同   Wén Tóng (1018 – 1079)
Après la pluie éclaircie de lune sur les collines

晏幾道   Yàn Jĭ Dào (1030 – 1106)
Sur l’air de « La saison des perdrix »

蘇軾   Sū Shì (1037 – 1101)
Sur l’air d’« Un voyage de jeunesse »

蔡伸   Cāi Shēn (1088 - 1156)
Sur l’air de « Chanson de Sterculier-Glauque »

元好問   Yuán Hăo Wèn (1190 – 1257)
En traversant le Fleuve Jaune vers le nord…
Sur l’air de « Conduire les héros sous escorte »
Le tigre, ce fléau
Neige dans la nuit
Pour Zhang Xi et Jian Dafang
Lors d’une nuit passée au Monastère du Nord de l’Empyrée Divin,rédigé en plein rêve.
En revenant depuis Domaine-de-Zhao vers Famille-Couronnée, deux poèmes.
Le pavillon où s’attarde la lune

白樸   Bái Pŭ ((1226 – après 1306)
Double ton – Sur l’air de « L’écoute du cheval arrêté »
Double ton – Sur l’air de « L’écoute du cheval arrêté »
Double ton – Sur l’air de « L’écoute du cheval arrêté »
Double ton – Sur l’air de « L’écoute du cheval arrêté »

馬致遠   Mă Zhì Yuăn (1250 – 1324)
Double ton – « Chant du versant sud de l’âge »
Double ton – « Chant du versant sud de l’âge »
Double ton – « Chant du versant au soleil de l’âge »

王和卿   Wáng Hé Qīng (vers 1260)
Sur la tonalité de Yué – Sur l’air de « Sable lavé de ciel »
Double ton – Sur l’air d’« Inamovible »
Tube sonore magique – Sur l’air d’« Une journée plongée dans l’ivresse »
Double ton – Sur l’air d’« Inamovible »

張養浩   Zhāng Yăng Hào (1270 – 1329)
Note médiane - Sur l’air d’ « Un mouton sur un flanc de montagne »

張可久   Zhāng Kĕ Jiŭ (vers 1270 – vers 1348)
Sur l'air de « Sable purifié de ciel »
Sur l'air de « Mélodie sur le fleuve limpide »
« Le cri du marchant de fleurs »
Sur l'air de « Des chaussures brodées de rouges »
Sur l'air de « Ballade sur le fleuve limpide »
Sur l'air d'« Une odelette pour le lauréat »

喬吉   Qiáo Jí (1280 ? -1345)
En Do majeur – Sur l’air d’« Ivres dans une ère de paix »
En Do majeur – Sur l’air de « Du vert un peu partout »
Tirer l’oie

袁宏道   Yuán Hóng Dào (1568 – 1610)
Composition hasardeuse, offerte à Maître Fang

袁枚   Yuan Mei (1716 – 1798)
Une marche en montagne - Odelettes mélangées

林則徐   Lín Zé Xú (1785 – 1850)
Impressions au sortir des Passes des Gorges Splendides – Composition en vers

Mis à jour le 6 novembre 2017.


Photographie de Bertrand Goujard

La liberté suppose déjà le droit de dire à quiconque ce qu’il ne souhaite pas entendre. – « If liberty means anything at all, it is the right to tell people what they do no want to hear. » George Orwell.


Le cauchemar orwellien de 1984 est plus que jamais d'actualité dans la Chine de 2017. Par exemple (de bien peu d'importance en lui-même mais tout à fait significatif), ce site est inaccessible depuis la Chine continentale, à cause de la dédicace aux victimes et héros de Tian An Men de juin 1989 qui se trouve au bas de la présente page, événement dont le pouvoir chinois veut effacer toute mémoire.

Profitons-en donc alors pour rappeler que la clique qui dirige aujourd’hui la Chine est dans tous les mauvais coups du capitalisme sauvage, et qu'elle pratique sans états d’âme toutes les méthodes les plus contraires à nos valeurs de liberté, de fraternité et de tolérance. Elle ne peut que pervertir, au-delà même de la littérature, toute expression sincère de l’âme et de l’esprit humains. Elle est devenue, à travers son poids économique et politique, l'un des ennemis les plus dangereux de la liberté d'expression dans le monde entier.

Je suis Charlie.

Pour chercher un poème chinois sur...

Outre le nuage des mots-clefs les plus fréquents des poésies chinoises de l’anthologie qui se trouve placé au centre de la présente page, l’onglet « Rechercher » du menu principal du site vous conduira à une liste plus complète des mots qui apparaissent dans les poèmes et des thèmes abordés. Il vous est aussi possible de trouver un poème du recueil à partir d’un mot quelconque qui se trouverait utilisé dans les traductions ou même de caractères chinois particuliers des textes originaux et des thèmes qui rassemblent le plus fréquents trouvés dans les poèmes.


Enfin, pour les visiteurs intéressés par ces deux thèmes, ont été aussi identifiés dans la table des matières de l’anthologie poétique :
- par le signe [風], les poèmes de vent,
- par le signe [晚], les poèmes du soir ou du début de la nuit.

La place de la poésie dans la littérature et la civilisation chinoise

Il faut souligner que la poésie a été une composante majeure de la littérature chinoise tout au long de son histoire, et c’est particulièrement le cas des odes 詞 d’époque Song. Par la suite, si d’autres genres littéraires occupèrent le devant de la scène tandis que la poésie chinoise se rapprochait elle-même de la peinture par le truchement du poème paysager, l’activité créatrice des poètes, devenue plus personnelle, ne se ralentit nullement.

C’est pourquoi les textes du recueil peuvent être également être lus du point de vue de l’histoire littéraire pour obtenir un aperçu des œuvres lyriques des périodes tardives, moins connues que celle des textes poétiques des époques antérieures, mais non moins dignes d’intérêt : l’histoire de la poésie dans la littérature chinoise ne s’arrête pas avec les poèmes Tang.

Il va de soi que ces œuvres poétiques sont aussi le reflet des conditions géographiques et climatiques du sous-continent chinois, des conditions historiques et politiques de l’empire et des évènements qui s’y sont déroulés, des conceptions philosophiques et religieuses de l’univers et de la société typiques de la civilisation chinoise ; et, d’une façon générale, de tout ce qui a trait à la culture et aux traditions chinoises.

L'écriture chinoise, qu'est-ce que c'est ?

Voici quelques repères pour un regard plus avisé sur les caractères chinois : une initiation pour tous, brève et illustrée d'exemples choisis dans l'anthologie poétique !

Contrairement à beaucoup d’autres langues transcrites à travers des signes phonétiques, comme le permet par exemple un alphabet, l’écriture chinoise se fonde sur des caractères dont chacun constitue une unité de sens et reste indépendant de la prononciation qui lui est attribuée. Très peu de ces caractères sont des idéogrammes à proprement parler ; ils sont en général constitués par assemblages successifs de signes élémentaires souvent signifiants qui s’agglutinent en ensembles de plus en plus complexes ; tous ces éléments apportent aux lecteurs des indications sur le champ sémantique et éventuellement la prononciation du mot représenté. Des associations de signes peuvent être ainsi créées et attribuées à volonté pour couvrir un vocabulaire étendu.

Si vous apprenez le chinois...

Le site offre de plus aux sinisants la possibilité de s'initier à la langue classique en complément d'un apprentissage du chinois moderne. Chaque poésie, présentée dans l'anthologie en caractères dits « traditionnels » qui sont ceux de la littérature chinoise, est aussi accompagnée de sa transcription romanisée (pinyin avec accentuation) placée en vis-à-vis de chaque caractère et que l’utilisateur peut à volonté afficher ou masquer.
De plus, pour 37 des poèmes proposés, repérés dans le sommaire par le signe [漢], d'une page dynamique qui peut permettre d'apprendre les caractères chinois qui y figurent (graphie classique chinoise, ton, pinyin, principaux sens) présentés dans un ordre aléatoire ; soit au total pour l'ensemble de ces poèmes 675 caractères (ou sinogrammes), dont une bonne moitié font partie des plus courants de la langue chinoise moderne.

In memoriam

À la mémoire des patriotes chinois
tombés sur la place de la Porte de la Paix Céleste
martyrs de la liberté
Juin 1989

北京 天安門 一九八九年六月
Poème calligraphié
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