Poème calligraphié par l'empereur Huizong

Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive : Vent du Soir

Poèmes chinois

La poésie chinoise de la fin de l’âge d’or des Song : le rêve brisé d’un monde parfait

Dynastie chinoise des Song du Nord 北宋 (960 – 1127) – cinquième partie

毛滂   Máo Páng (1067 – 1120)
Sur l’air de « Le génie des bords du fleuve »

Note sur le poète

Les poésies de Mao Pang 毛滂 étaient très appréciées de Su Dongpo 蘇東坡, avec lequel il passa plusieurs mois à Hangzhou 杭州. Les dates de naissance et de mort de ce poète varient selon les sources avec une grande amplitude.


葉夢得   Yè Mèng Dé (1077 – 1148)
Sur l’air de « Félicitations au nouveau marié »

朱敦儒   Zhū Dūn Rú (1081 – 1159)
Sur l’air d’« Un bonheur s’approche »

Note sur le poète

Zhu Dunru 朱敦儒 se refusa jusqu’à 51 ans à prendre toute charge officielle malgré sa réputation, puis occupa diverses responsabilités au service de l’État à partir de 1132, y compris sous l’autorité de l’ignoble premier ministre Qin Hui 秦檜, à la mort duquel il fut démis de ses fonctions. Ses œuvres, d’abord légères comme celle-ci, prirent ensuite un air de gravité en accord avec les malheurs du pays. Il fut aussi peintre et calligraphe.


宋徽宗 - 趙佶   Sòng Huī Zōng – Zhào Jí (1082 – 1135)
Vent du soir
Jours d’été
Sur l’air de « Le pavillon du Mont des Hirondelles »
Sur l’air de « D’un regard si charmeur »

Note sur le poète

Le pouvoir impérial échut à Zhao Ji 趙佶, l’empereur Huizong 宋徽宗, en 1101 par la suite d’un concours de circonstances ; il n’a pas dix-huit ans, et n’avait été nullement préparé au pouvoir, qu’il exercera bien mal. Pourtant, son règne durera vingt-cinq ans et ne sera interrompu que par l’invasion du pays en 1125 par les Jürchen. Du point de vue politique, c’est la pire chose qui pouvait arriver à la Chine dans le contexte des difficultés rencontrées sur les frontières. Pourtant, c’est aussi Huizong qui, par son action personnelle, conduira la civilisation chinoise vers l’un de ses sommets – avant la chute dans les flammes et le sang.

Car l’empereur n’est pas une personnalité insignifiante. C’est un calligraphe exceptionnel et un grand peintre, comme l’attestent les œuvres qu’il nous a laissées ; les poèmes comme celui-ci, où il retrouve les meilleurs accents de Li Yu 李煜, montrent son talent littéraire. Ce grand collectionneur est aussi un théoricien de l’art pictural très avisé qui ne se contente pas de tenir le pinceau : il fonde et dirige personnellement l’académie impériale de peinture, qui deviendra un très actif centre de réflexion, de formation et de création artistique dans de magnifiques jardins : l’influence de cette institution sera durable dans toute la suite de l’art pictural chinois. Par opposition à la peinture des lettrés comme Su Dongpo 蘇東坡, subjective, spontanée et qui ne cherche pas à cacher les coups de pinceau, la peinture de ce qu’on pourrait appeler l’école de Huizong se consacre à la représentation de fleurs, d’oiseaux, et d’insectes minutieusement observés, mais également à des scènes de genre, dans des compositions élégantes parfaitement exécutées. Ainsi coexistent à l’époque Song les deux grandes tendances de la sensibilité picturale de la peinture chinoise qui se manifestent tout au long de son histoire.

Mais l’empereur n’a ni goût ni talent pour les affaires d’État. La Cour devient le lieu de toutes les intrigues et la corruption sévit. Les réformateurs sont revenus au pouvoir : les charges qui écrasent les paysans modestes sont consacrées à entretenir une armée aussi inefficace que pléthorique. Face à l’adversité, Huizong s’affole, laissant précipitamment le trône à son fils pour fuir lors de la première attaque des Jürchen sur Kaifeng en 1125. Puis, capturé avec lui et une partie de la Cour en 1127, il sera emmené en exil et mourra en captivité vers 1135, à un âge prématuré pour un Chinois de son époque et de sa condition.


李綱   Lĭ Gāng (1083 – 1140)
Sur l’air de « Six odes infimes »

Note sur le poète

L’un des hommes politiques les plus célèbres des Song du Sud, Li Gang 李綱 assura en 1126 la défense de Kaifeng attaquée par les Jin en organisant une armée de volontaires et fut nommé l’année suivante premier ministre par le nouvel empereur Gaozong 宋高宗. Il fut le chef de la faction résolue à reprendre le nord de la Chine aux envahisseurs mais ne put rester longtemps en poste, et lors d’une seconde offensive Kaifeng tomba définitivement. En butte à la faction pacifiste, il fut finalement exilé sur l’île de Hainan, puis, gracié, se retira de la vie publique à partir de 1130. La paix signée avec les Jin en 1139, par laquelle les Song se reconnaissaient comme vassaux et payaient tribut, le plongea dans une telle indignation qu’il en mourut l’année suivante. C’est donc toute la résolution d’un authentique patriote contraint à l’exil et à l’inaction qui s’exprime ici.


蔡伸   Cāi Shēn (1088 - 1156)
Sur l’air de « Chanson de Sterculier-Glauque »

Note sur le poète

Cai Shen 蔡伸, mandarin en 1115, fut un fonctionnaire capable et consciencieux qui assuma de nombreux postes au cours de sa carrière. Il répondit à l'appel du futur empereur Gaozong pour prendre part à l’état-major mis en place pour faire face à l'invasion des Jin. Après le repli au sud du gouvernement des Song, il fut notamment magistrat à Zhengzhou, où, à la suite d'une série d'incendies qui avaient ravagé l'intérieur de la ville, il ouvrit aux sinistrés sans-toit les bâtiments administratifs et les temples pour les abriter, et assuma la responsabilité personnelle d'ouvrir les greniers impériaux pour les alimenter. Refusant ensuite une position importante de son ancien camarade d'études, l'infâme premier ministre Qin Kui, il suscita sa colère, fut accusé d'être du parti de l'opposant Zhao Ding 赵鼎, et rétrogradé à des postes subalternes. Son talent le fit par la suite devenir Ministre du Revenu. C'est un auteur de ci reconnu dont il subsiste 175.


陳與義   Chén Yŭ Yì (1090 – 1138)
Sur l’air de « Le génie des bords du fleuve »

張元幹   Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170)
Sur l’air de « Le prince de la colline aux orchidées »
Sur l’air de « La contrée des roches » (lento)
Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »

Note sur le poète

Zhang Yuangan 張元幹 a laissé peu de traces dans les annales historiques du temps. Proche de Li Gang 李綱 avec lequel il participa à la défense de Kaifeng, et homme de conviction et de courage, il osa provoquer le vil premier ministre pacifiste Qin Hui dans un 詞 en louange aux parti de la résistance aux Jin, ce qui lui valu entre autres ennuis d’être éliminé des liste des fonctionnaires. Sa poésie qui prolonge le style épique de Su Dongpo 蘇東坡 influença son successeur Qin Xiji 辛棄疾.


劉一止   Liú Yī Zhĭ (1094 – 1160)
Sur l’air de « Dans la joie le loriot a déplacé son nid »

Máo Páng (1067 – 1120) :
Sur l’air de « Le génie des bords du fleuve »

  la Capitale,    quinzième            première lune.                qu’à          -           nuit              lanternes,                               précieux comme            Îles                                   légers          les arêtes des toits,            de            les                        argenté    libère du                                       Fleuve    voyageur         et                   chagrin                        poussière          ?                          il          de    froid qui                                et              l’amènent en                     sous    lune ébréchée chercher   la           

                            jour    la                          dire               -Pérenne         se coiffe de                               et                        nuées.          aux           les       clairs           épousent                       L’Empereur    Jade ouvre     cieux d’azur, Le monde         se                           rencontrera    Sud           le                     triste                    qui erre       dans la                      Derrière    petit           s’abrite    ce                    les parfums. L’alcool                                   Par                 la                                       

A              le                de                   J’entends           Fondation-        la                              Voitures ouvragées    chevaux                       Des          Immortels     flots        et                                                                                                                crépuscule. Qui             au     du                    amaigri           En extrême                  atone                   parfumée            un       écran,                             condense                          le printemps              rêve     la fenêtre                                à    rejoindre.

臨江仙

Lín

jiāng

xiān
都城元夕

chéng
yuán

聞道長安燈夜好
Wén
dào
cháng
ān
dēng

hào
雕輪寶馬如雲
Diāo
lún
băo


yún
蓬萊清淺對觚棱
Péng
Lái
qīng
qiăn
duì

léng
玉皇開碧落

huáng
kāi

luò
銀界失黃昏
Yín
jiè
shī
huáng
hūn
誰見江南憔悴客
Shuí
jiàn
jiāng
nán
qiáo
cuì

端憂懶步芳塵
Duān
yōu
lăn

fāng
chén
小屏風畔冷香凝
Xiăo
píng
fēng
pàn
lĕng
xiāng
níng
酒濃春入夢
Jiŭ
nóng
chūn

mèng
窗破月尋人
Chuāng

yuè
xún
rén
毛滂

Máo

Páng

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Chang’An 長安, que je traduis selon les poèmes par « Longue-Paix » ou « Fondation-Pérenne » ne désigne pas chez les poètes de ce recueil l’ancienne capitale de l’empire des Tang 唐, mais bien celle des Song 宋, c’est-à-dire Bianjing 汴京, l’actuelle Kaifeng 開封.

L’ île Penglai 蓬萊, « l’île aux herbes ébouriffées », est l’une des trois îles légendaires où résideraient les Immortels. Par extension, ce terme désigne aussi l’ensemble de ces trois îles.

L’empereur de jade玉皇 est l’une des principales divinités célestes du panthéon taoïste.

Mots-clefs : fête exil déréliction

Yè Mèng Dé (1077 – 1148) :
Sur l’air de « Félicitations au nouveau marié »

                             les      des pouillots          Que se couvre de                                 fenêtres                                   de rouge innombrable                     c’en est      des        fanées, personne          regarder, Il ne reste     les saules     se          à                                                       chaleurs                        précieux prendront encore le                                            l’opacité se répandra, au        passera                 la                               regret ancien, Soudain                     du            rêve       au travers                                              au ciel,     vignes sont            verdure,        une                             pluie.                 au pavillon                                                        des                  les                 déçu je            loin           d’orchidée sur           Par       lieues    nuées               la       touchera-t-                    accompagne l’oie solitaire,    regard                                      mon intention            Le                  

Lorsque    sommeil                                                                   verte                des          du côté          Quelle confusion                      !                                                                  les                       que            qui                                  en                             les                                                              visage de la pleine lune, Et                                                        du                               tressaille d’un                                        Sud    Fleuve mon      cesse                îlots    fleuve, Les        s’accrochent                          en      de          Flotte                de                      Sans terme face             des        azurées l’attente,     cueillera les fleurs                          envoyer ? Alors         regarde au                                   erre,     mille        de              moment    voile         - -     le        S’il                             au        mille                                                       «    Pavillon d’or   ?

        du         me tirent     voix               errants,                  mousse       les treillages                      du soir,                                         Pétales soufflés,          fini     fleurs                  pour                                                 prennent   danser. Graduelles    tièdes vapeurs vont revenir              légères, Les éventails                                                           quand obscure                           dessus            faisan argus    cavalière. Je                                        saisi ainsi… Au                                         des       du             vagues                       les                crue                        atmosphère    brouillard et                                        vagues                    Qui                          pommiers pour me                                             la barque                son                                 à quel                         - -elle    port ?                                                  montagnes s’interposent. Qui à               Chantera                    »  

賀新郎



Xīn

Láng
睡起流鶯語
Shuì

liú
yīng

掩蒼苔房櫳向晚
Yăn
cāng
tái
fáng
lóng
xiàng
wăn
亂紅無數
Luàn
hóng

shù
吹盡殘花無人見
Chuī
jìn
cán
huā

rén
jiàn
惟有垂楊自舞
Wéi
yŏu
chuí
yáng


漸暖靄初回輕暑
Jiàn
nuăn
ăi
chū
huí
qīng
shŭ
寶扇重尋明月影
Băo
shàn
chóng
xún
míng
yuè
yĭng
暗塵侵上有乘鸞女
Àn
chén
qīn
shàng
yŏu
chéng
luán

驚舊恨
Jīng
jiù
hèn
遽如許



江南夢斷橫江渚
Jiāng
nán
mèng
duàn
héng
jiāng
zhŭ
浪黏天葡萄漲綠
Làng
nián
tiān

táo
zhăng

半空煙雨
Bàn
kōng
yān

無限樓前滄波意

xiàn
lóu
qián
cāng


誰采蘋花寄取
Shuí
căi
píng
huā


但悵望蘭舟容與
Dàn
chàng
wàng
lán
zhōu
róng

萬里雲帆何時到
Wàn

yún
fān

shí
dào
送孤鴻目斷千山阻
Sòng

hóng

duàn
qiān
shān

誰為我
Shuí
wèi

唱金縷
Chàng
Jīn

葉夢得



Mèng


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Mots-clefs : rêverie printemps attente

Zhū Dūn Rú (1081 – 1159) :
Sur l’air d’« Un bonheur s’approche »

                   fine                  Derrière             chatons des saules                         vent            rideaux        et        écartant          gaze                               La                          la                                   pleurs appuyée        cithare    jade.    revenant                    cierges                          Elle            des              l’Orient          

Pluie                   comme poussière,          la tour                             infusion jaune.         secoue                                                     de    fenêtre                                                              Lumières,                              la                                       encens et           la                                                               lointain.

      de printemps                                        les                    font                 Le             les         brodés    en les          Perce la         la         d’azur glacial.    Belle indolemment taille    chandelle des           Pince des                sur            de       En          d’offrir                   à    Demoiselle Pourpre,      s’enquiert     nouvelles de                   

好事近

Hăo

shì

jìn
春雨細如塵
Chūn



chén
樓外柳絲黃濕
Lóu
wài
liŭ

huáng
shī
風約繡簾斜去
Fēng
yuē
xiù
lián
xié

透窗紗寒碧
Tòu
chuāng
shā
hán

美人慵翦上元燈
Mĕi
rén
yōng
jiăn
shàng
yuán
dēng
彈淚倚瑤瑟
Tán
lèi

yáo

卻上紫姑香火
Què
shàng


xiāng
huŏ
問遼東消息
Wèn
liáo
dōng
xiāo

朱敦儒

Zhū

Dūn


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Honorée comme une divinité mineure comme le montre ce poème, la Demoiselle Pourpre 紫姑, dite « l’Esprit des Latrines » 廁神 car elle aurait été une concubine tuée par jalousie en ces lieux, fait partie des traditions légendaires et religieuses de la Chine. Il ne s’agit pas d’une entité unique et il en existe de nombreuses représentantes. Les jeunes femmes en confectionnaient la nuit du 15ème jour du 1er mois lunaire une représentation avec des balais et des branchettes qu’elles habillaient de broches et de fleurs. Elles leur confiaient aussi leurs affaires de cœur. On leur attribuait un don de prophétie. On les honorait également sous la forme d’une planchette écrite.

Dame He 何氏, la Demoiselle Pourpre la plus éminente, devenue contre son gré concubine d’un gouverneur sans scrupule de Shouyang 壽陽 (ville située entre Chang’An et Luoyang) entre 685 et 689, fut ainsi assassinée par l’épouse jalouse dans les latrines. Ces circonstances furent confirmées par le grand écrivain Su Dongpo 蘇東坡 qui eut l’occasion de la rencontrer le 1er février 1081 à Huangzhou 黃州 et nous a livré dans ses Commémorations 東坡記 un témoignage circonstancié de cette entrevue. La Demoiselle, après avoir composé devant lui une dizaine de poèmes et répondu à ses questions, demanda à l’éminent lettré de faire connaître son existence. Su Dongpo prit soin aussi de relater les propos qu’ils échangèrent dans un autre texte intitulé Entretien avec la Demoiselle Immortelle 仙姑問答 et composa également en 1082 un 詞 (Sur l’air d’« Un voyage de jeunesse » 少年遊) à propos de cette rencontre.

Mots-clefs : printemps femme attente

Sòng Huī Zōng – Zhào Jí (1082 – 1135) :
Vent du soir

                                      calices                      élégance au            cour.                                   m’imprègne          ivresse   Au             nuées              s’embrasent comme            Vermillon             art laborieux                  La                 ouvrage                             Voltige                     de    route du         Grâce                   à la poursuite du              

Somptueuse fragrance à                        d’émeraude, Radieuse                     la       En infimes                                                                           érubescentes                                                                          pinceau,             en son         seule détient                            papillon égaré    la                                                            vent    soir.

                       l’approche des                                          cœur de                     gouttelettes, la rosée            – quelle         !    déclin, les                                      en fusion.           et glauque,               sous le             Création                              l’excellence.         d’un                               parfum,       légère qui volète                        du      

穠芳依翠萼
Nóng
fāng

cuì
è
煥爛一庭中
Huàn
làn

tíng
zhōng
零露霑如醉
Líng

zhān

zuì
殘霞照似融
Cán
xiá
zhào

róng
丹青難下筆
Dān
qīng
nán
xià

造化獨留功
Zào
huà

liú
gōng
舞蝶迷香徑

dié

xiāng
jìng
翩翩逐晚風
Piān
piān
zhú
wăn
fēng
宋徽宗 - 趙佶

Sòng

Huī

Zōng



Zhào


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Le titre «Vent du soir» a été donné par le traducteur et non par l’empereur.

Mots-clefs : vent soir papillon

Sòng Huī Zōng – Zhào Jí (1082 – 1135) :
Jours d’été

La        de            limpide est passée, la verdure     rameaux             Tout           et                                  mûres          soudain s’abat.           ardent cristallise la        étendue                vent                                                                     du bassin sont                          les étaye,                       d’une                   folles, semblent s’être assouplies. On ne                                 échapper                                      qu’on         verres          en                claire !

             la douceur                                            s’épaissit.          calme    tranquille,       sur                     pluie                    soleil                       Han            d’émeraude, Le              nous               rejoindre    pavillon              lotus                      cacher la                         allées,                 doublure                                                    cesse              de soie pour          à               moiteur ; Aux repas,                      et plats         de l’onde         

   saison                                              des                          est                      quand     les prunes       la                       Un                                  en                             parfumé      effleure pour           le          vermeil. Les                      venus           haie qui            Les         couvertes                d’herbes                                                 de s’éventer                         l’oppressante                            dispose                    face                   

夏日

Xià


清和節後綠枝稠
Qīng

jié
hòu

zhī
chóu
寂寞黃梅雨乍收


huáng
méi

zhà
shōu
畏日正長凝碧漢
Wèi

zhèng
cháng
níng

hàn
薰風微度到丹樓
Xūn
fēng
wēi

dào
dān
lóu
池荷成蓋閑相倚
Chí

chéng
gài
xián
xiāng

逕草鋪裀色更柔
Jìng
căo

yīn

gēng
róu
永晝摇紈避繁溽
Yŏng
zhòu
yáo
wán

fán

杯盤時欲對清流
Bēi
pán
shí

duì
qīng
liú
宋徽宗 - 趙佶

Sòng

Huī

Zōng



Zhào


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Mots-clefs : été rivière chaleur

Sòng Huī Zōng - Zhào Jí (1082 – 1135) :
Sur l’air de « Le pavillon du Mont des Hirondelles »

          vers          à la     de                      Soie de glace                   De                   en                     Une légère        de      rouge                  un                          poudrées,               se              vapeurs                     feraient mourir                 du Palais des Perles    Boutons.       facilement                   et s’éparpillent,                 encore au              pluie                                          sait         cour                             de                du printemps s’est          Pour                     le                                 Ce couple d’hirondelles,       - -   Qu’il                                               terre                dix       cours d’eau                     saura où                           palais   Comment ne                      ?       n’est      les rêves    il                                                 aux                 voici                       

En marche         nord,                    d’abricotiers                                    délicates pliures    maintes épaisseurs,            touche    fard       appliquée,                                                       qui    répandent                                                les                                              Comme                                                Plus nombreuses                                                       souffrance,               la      lugubre et                             soleil                           ?      s’ouvrir               fiel    l’exil        redoublé,                                -t-                            les          Ciel                           Par     mille             et mille monts, Qui          trouver          l’ancien        ?                méditer et         Si          dans                                              sans         Quand     rêves, de vrai,       que je n’en           

               le            vue    fleurs                             taillée découpée,                                                                                        C’est    nouveau style de beautés           Élégantes                  en         parfumées, De honte                     Immortelles                      en                           elles flétrissent                                             vent et à la       indifférents ! Tourment,             Qui      dans                    désolée, Combien    fois le                           couché                 et confier         de        doublé                                    arriva- -il       saisît d’un humain     propos ?      distant,       lointaine,                                                                ailleurs                              pas            juger      ce                      où    m’arrivait d’échapper. C’est      espoir,                                             fais plus.

燕山亭

Yān

shān

tíng
北行見杏花
Bĕi
xíng
jiàn
xìng
huā
裁翦冰綃
Cái
jiăn
bīng
xiāo
輕叠數重
Qīng
dié
shù
chóng
淡著燕脂勻注
Dàn
zhuó
yān
zhī
yún
zhù
新樣靚妝
Xīn
yàng
jìng
zhuāng
艷溢香融
Yàn

xiāng
róng
羞殺蕊珠宮女
Xiū
shā
ruĭ
zhū
gōng

易得凋零


diāo
líng
更多少無情風雨
Gèng
duō
shăo

qíng
fēng

愁苦
Chóu

問院落淒涼
Wèn
yuàn
luò

liáng
幾番春暮

fān
chūn

憑寄離恨重重
Píng


hèn
chóng
chóng
者雙燕何曾
Zhĕ
shuāng
yàn

céng
會人言語
Huì
rén
yán

天遙地遠
Tiān
yáo

yuăn
萬水千山
Wàn
shuĭ
qiān
shān
知他故宮何處
Zhī


gōng

chù
怎不思量
Zĕn


liáng
除夢裏有時曾去
Chú
mèng

yŏu
shí
céng

無據


和夢也新來不做

mèng

xīn
lái

zuò
宋徽宗 - 趙佶

Sòng

Huī

Zōng

-

Zhào


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Mots-clefs : exil désespoir huizong

Sòng Huī Zōng – Zhào Jí (1082 – 1135) :
Sur l’air de « D’un regard si charmeur »

                            sont souvenirs          les                   fastes. À       lieues ici    la Maison            Du         Rubis,               de           matinées                   les cordes et     vents, Des            se succédaient                  vielles.    Cité des Fleurs                                  morne                       de                    sur            barbares,                                     perdues.                             les        tartares Souffler         disperser             des pruniers.

   la             Jade                     vieillis                et les           mille            de           Impériale,         de              Galerie    Jade,                 retentissaient               les                    où                           et                                on     quittée,            c’est                                                       les                      collines                 les ai             faut souffrir                flûtes                                     les pétales              

De    Capitale de      déjà                             splendeurs                                                              Bois           de la                  Des          où                                             soirées                   les flûtes    le          La                    l’a          maintenant             désolation. Un mirage    printemps tournoie         sables           Les          de chez moi, je                 Il               d’entendre                              jusqu’à                                    

眼兒媚

Yăn

ér

mèi
玉京曾憶昔繁華

jīng
céng


fán
huá
萬里帝王家
Wàn


wáng
jiā
瓊林玉殿
Qióng
lín

diàn
朝喧弦管
Zhāo
xuān
xián
guăn
暮列笙琶

liè
shēng

花城人去今蕭索
Huā
chéng
rén

jīn
xiāo
suŏ
春夢繞胡沙
Chūn
mèng
rào

shā
家山何處
Jiā
shān

chù
忍聽羌笛
Rĕn
tīng
qiāng

吹徹梅花
Chuī
chè
méi
huā
宋徽宗 - 趙佶

Sòng

Huī

Zōng



Zhào


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Ce poème a été écrit sur le chemin de son exil. On remarque ici l’image de la fleur de prunier soufflée par la flûte barbare qui va commencer à s’imposer dans l’idéologie politique chinoise : Huizong est encore l’initiateur de ce qui sera le symbole de la résistance et du renouveau de la nation chinoise sous la dynastie mongole des Yuan 元. Selon Marie-Anne Destrebecq, la fleur de prunier avait été dès le Ve siècle le symbole du pays natal. Comme symbole de la résistance à l’oppression, l’image sera reprise après l’invasion mongole par Wang Mian 王冕 (1287 – 1359), auquel on doit notamment ces vers, dans un quatrain intitulé Les fleurs de prunier 梅花 :

一聲羌管無人見

無數梅花落野橋

Survient le chant d’une flûte mongole mais on ne voit personne,

Innombrables, les fleurs de pruniers tombent sur le pont désert.

J’ai traduit ici qiang 羌 par « mongol » dans le contexte, mais c’est bien le même caractère que celui utilisé par Huizong.

Sur la fleur de prunier, la référence indispensable est la thèse de Marie-Anne Destrebecq, Le personnage conceptuel de la Fleur de Prunier dans la philosophie, la politique et l'esthétique chinoises (voir Bibliographie).

Mots-clefs : exil nostalgie désolation

Lĭ Gāng (1083 – 1140) :
Sur l’air de « Six odes infimes »

Composé en                 rimes      la              –      évoquer    passé » par          -au-monde,           banquet          -   -                              sur      lieues Le                    l’onde,                                                      les arbres                         vide du vieux                       le         cloches.     Six                            semblent rêve.         et                 les                    la      : Soldats et                 Richesse                                  fois  - -      l’astre d’argent se       pleine ou           ? Reflux des        montée     flots, de l’infini     vagues Du                             aurait        Qui            au                     Et     plaies    longtemps           à              la dignité ?                  jusqu’à l’hiver          est                        il                   la lui                                        se                  à la       les yeux       au loin, Seul                                un plein                 

           réponse sur                                  Pour                        He Revenu-  -       lors                l’Adret-des-Semailles.        Long            cent                      affadit             nuages             Des                                      enneigés, Dans l’espace                                                         Des     Époques              ruine                Sereine               dans                           lune                                          gloire effondrées,         de      a- -on vu                     faire           croissant                            des                                         une masse                              aura                  son retour,               si           infligées              à              Même    la                       de l’âge     longue, Cette volonté,    sera           de        arracher. Du haut                         détermine                            fixés               se           vieux                             de neige.

                       les       de «    Colline d’Or                le                      -  -            d’un         à        -   -           Par le      Fleuve                    brouillard                 les        s’espacent.     chants s’enfouissent sous                                                  temple vient résonner    son des                          splendeur et                                 recueillie          temps d’épouvante,                      armes anéantis,          et                    Combien          -t-                                                                 flots,                               des           fleuve           forestière        surgi.          égard    banni à                aux                                 l’honneur,                     si    route                                                             difficile                             de la tour quelqu’un              Appuyé      rampe                                 dresse le       pêcheur sur          fleuve          

六麼令

Liù



lìng
次韻和賀方回金陵懷古

yùn


Fāng
Huí
jīn
líng
huái

鄱陽席上作

yáng

shàng
zuò
長江千里
Cháng
jiāng
qiān

煙淡水雲闊
Yān
dàn
shuĭ
yún
kuò
歌沈玉樹

chén

shù
古寺空有疏鐘發


kōng
yŏu
shū
zhōng

六代興亡如夢
Liù
Dài
xīng
wáng

mèng
苒苒驚時月
Răn
răn
jīng
shí
yuè
兵戈淩滅
Bīng

líng
miè
豪華銷盡
Háo
huá
xiāo
jìn
幾見銀蟾自圓缺

jiàn
yín
chán

yuán
quē
潮落潮生波渺
Cháo
luò
cháo
shēng

miăo
江樹森如發
Jiāng
shù
sēn


誰念遷客歸來
Shuí
niàn
qiān

guī
lái
老大傷名節
Lăo

shāng
míng
jié
縱使歲寒途遠
Zòng
shĭ
suì
hán

yuăn
此志應難奪

zhì
yīng
nán
duó
高樓誰設
Gāo
lóu
shuí
shè
倚闌凝望

lán
níng
wàng
獨立漁翁滿江雪



wēng
măn
jiāng
xuĕ
李綱



Gāng

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Mots-clefs : fleuve histoire résolution

Cāi Shēn (1088 - 1156) :
Sur l’air de « Chanson de Sterculier-Glauque »

蒼梧謠

Cāng



yáo
Tiān
Tiān
休使圓蟾照客眠
Xiū
shĭ
yuán
chán
zhào

mián
人何在
Rén

zài
桂影自嬋娟
Guì
yĭng

chán
juān
蔡伸

Cāi

Shēn

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Selon les légendes chinoises, reprises par d'innombrables poèmes, la lune serait habité par un crapaud, ou abriterait un cannelier. 嬋娟 désigne à la fois la beauté et le charme des belles femmes et … la lune. Tout le poème, remarquable, s'articule autour de cette double signification, que la traduction tente de suivre.

Le poème reprend le thème de la lune qui éclaire également simultanément les amis (voir en particulier le poème de Su Dongpo Sur l’air de « Premier chant mélodique sur l’eau » ou les couples séparés.

Mots-clefs : ciel lune

Chén Yŭ Yì (1090 – 1138) :
Sur l’air de « Le génie des bords du fleuve »

Une nuit, ayant gravi          pavillon, me                                      sur         Il    revient                      Méridien       sur le                          ceux qui s’asseyaient,                                     et                le Grand                la                      sans       ;                      des                                  du                                              passées comme    rêve, Me voici vivre                          -               ?      pris             gravir le petit          pour               jour         et                 antiques à nos        que               ! Le                            ;    est minuit.

                      le                                  les promenades d’alors        Luo.    me                                                              buvions,                                             c’étaient     braves    des sages.              Canal             lune qui s’esquivait                l’ombre vacillante     abricotiers en fleurs,                    jusqu’à                         années                                                    supporterais-                                    de                                          un      nouveau          Des temps                jours,        péripéties      chant     pêcheurs                         

                         petit              sont revenues                            la                    qu’autrefois au Pont          quand        pont nous          Parmi                        pour beaucoup,           des                      Sur                flottait                              bruit   À                                               On jouait    fifre         l’aurore. Plus de vingt                      en                      encore, mais             -je l’épouvante   J’ai      le temps                    pavillon      voir venir                    beau,                                     de                       des          s’élève   il            

臨江仙

Lín

jiāng

xiān
夜登小閣憶洛中舊遊

dēng
xiăo


luò
zhōng
jiù
yóu
憶昔午橋橋上飲



qiáo
qiáo
shàng
yĭn
坐中多是豪英
Zuò
zhōng
duō
shì
háo
yīng
長溝流月去無聲
Cháng
gōu
liú
yuè


shēng
杏花疏影裏
Xìng
huā
shū
yĭng

吹笛到天明
Chuī

dào
tiān
míng
二十餘年如一夢
Èr
shí

nián


mèng
此身雖在堪驚

shēn
suī
zài
kān
jīng
閒登小閣看新晴
Xián
dēng
xiăo

kàn
xīn
qíng
古今多少事

jīn
duō
shăo
shì
漁唱起三更

chàng

sān
gēng
陳與義

Chén




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Mots-clefs : souvenirs méditation nocturne

Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170) :
Sur l’air de « Le prince de la colline aux orchidées »

        je déroulai    store                                      léger                                           de la                                                            Les herbes             envahissent                                                                              fleurs rend                               les                 au                    Derrière l’écran     cache les            la          santal          de parfumer, Entourée                     pas                              Je recherche en           capitale             la Luo,                                                                     l’égarement des        et des        Quand les                et     carrosses                      à la coquetterie. Sur les                                             les parcs impériaux                 main                                                    prenait       -      Mais sur      reposent errances    aventures ?                                                                   De                                 les revers    ma veste,                                              de                                 c’est un printemps comme                                                           colonne                         retournèrent     deux                                 pas,                                                                            

                             de         La pluie               un       couvert                 ;                                              brouillasseux          l’éclaircie,                                                pour            aux              vent d’est,     sa          des             méchant, Souffle      ravager                                 branches.                                montagnes,    fumée           se                             de buveurs,                     à vouloir me                                                                                         de jeunesse la désinvolture,          dans                 chants        rires,           selles            les                                                                          on                                                 se tenait la             les        quand la nuit             tôt                  -vous.          quoi                                                 seule,    conserve        cœur ces réjouissances      quelle poussière se      ternis            de                                     sont                  corail, disque de      lunaire,                          autrefois. Quelle déception, quand                                                   s’en              les      grues.    que                        C’est, quand on    laisse         l’ivresse, de trouver    instant         

Lorsque             le          perles,          matinale sous                  était suspendue   De l’autre côté       balustrade, des saules               modulent                         aromatiques             les marches      s’assortir     pivoines. Le             que    jalousie                                  pour             tendres coroles    bout des                            qui                               du           lasse                                   je n’ai     le cœur              servir.                 pensée la          d’alors sur         Pour corriger des années                              Baignées                                                            laquées                  vernissés conviaient                           grandes avenues    circulait ensemble, Dans                     on                   ; Sous     lampes               commençait,     on         rendez-                                      et             Silencieuse et        Je          en mon                        ;                        sont                                Tandis que les violons se      tus ? Rameaux                      jade                                                                      elles eurent quitté la         sculptée, Qu’ainsi                                   Ce     l’amour ne permet                      se        aller à                       un         d’oubli.

蘭陵王

Lán

líng

wáng
捲珠箔
Juăn
zhū

朝雨輕陰乍閣
Cháo

qīng
yīn
zhà

闌干外煙柳弄晴
Lán
gān
wài
yān
liŭ
lòng
qíng
芳草侵階映紅藥
Fāng
căo
qīn
jiē
yìng
hóng
yào
東風妒花惡
Dōng
fēng

huā
è
吹落梢頭嫩萼
Chuī
luò
shāo
tóu
nèn
è
屏山掩沈水倦熏
Píng
shān
yăn
shĕn
shuĭ
juàn
xūn
中酒心情怯杯勺
Zhōng
jiŭ
xīn
qíng
qiè
bēi
sháo
尋思舊京洛
Xún

jiù
jīng
luò
正年少疏狂
Zhèng
nián
shăo
shū
kuáng
歌笑迷著

xiào

zháo
障泥油壁催梳掠
Zhàng

yóu

cuī
shū
lüè
曾馳道同載
Céng
chí
dào
tóng
zài
上林攜手
Shàng
lín

shŏu
燈夜初過早共約
Dēng

chū
guò
zăo
gòng
yuē
又爭信飄泊
Yòu
zhēng
xìn
piāo

寂寞


念行樂
Niàn
xíng

甚粉淡衣襟
Shèn
fĕn
dàn

jīn
音斷絃索
Yīn
duàn
xián
suŏ
瓊枝璧月春如昨
Qióng
zhī

yuè
chūn

zuó
悵別後華表
Chàng
bié
hòu
huá
biăo
那回雙鶴

huí
shuāng

相思除是
Xiāng

chú
shì
向醉裏暫忘卻
Xiàng
zuì

zhàn
wàng
què
張元幹

Zhāng

Yuán

Gàn

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Mots-clefs : matin nostalgie obsession

Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170) :
Sur l’air de « La contrée des roches » (lento)

Glacée l’eau          en             Les sensations printanières     à peu                     bords des                      s’étale. Des pruniers proches                                             s’exhale                           les                                                Des             regret         Combien de fois le verrai-je me                  À             portes       grande         là-                 se répètent                Lorsqu’infiniment me             yeux                               la           chagrin.    sentiment si                    villa                    recluse,                            le      d’est, En                         de    chair.         solitude je                        après        et pluie, Devant    coupe          halo                         au fond de mon cœur, Fortifié                                        C’est,                  dans                       rentrerez    réjouir. Lorsqu’enfin                                            retrouver,          seront passées            de séparation.

                         ruisselets,                                       reviennent, Sur les                  le brouillard                                           sous    lumière     éclaircies,          le parfum, Par                        sur      de                  d’éclore.     horizons ce        ancien,                          -      chavirer l’âme ?           les                               -    les collines             et                                          les      la             voici                    du          Ce                   Au fond    la       ornée profondément                que je                  vent                  consume la          ma             la                                                                  la                              L’espoir                                     par tant                 d’affliction,        en                                     vous           me                                     de nouveau l’un                                                 les                      

             s’écoule                                            peu                                     grèves                                             du torrent,      la         des                                     les frimas     boutons     tant    branches tentent                                                                   -                         travers            de la        galerie   -bas                             s’empilent.                      remplit             verdure, La       revenue,    saison                             vif,         de                                      Alors        voudrais voir                   secret            neige              Dans                languis sur l’oreiller       nuages                           après le      lunaire.          avivé                                        de désespoir et                         recueillement      l’attente, quand                                         nous pourrons                 l’autre nous            Ainsi ce                    années               

石州慢

Shí

zhōu

màn
寒水依痕
Hán
shuĭ

hén
春意漸回
Chūn

jiàn
huí
沙際煙闊
Shā

yān
kuò
溪梅晴照生香

méi
qíng
zhào
shēng
xiāng
冷蕊數枝爭發
Lĕng
ruĭ
shù
zhī
zhēng

天涯舊恨
Tiān

jiù
hèn
試看幾許消魂
Shì
kàn


xiāo
hún
長亭門外山重疊
Cháng
tíng
mén
wài
shān
chóng
dié
不盡眼中青

jìn
yăn
zhōng
qīng
是愁來時節
Shì
chóu
lái
shí
jié
情切
Qíng
qiè
畫樓深閉
Huà
lóu
shēn

想見東風
Xiăng
jiàn
dōng
fēng
暗消肌雪
Àn
xiāo

xuĕ
孤負枕前雲雨


zhĕn
qián
yún

尊前花月
Zūn
qián
huā
yuè
心期切處
Xīn

qiè
chù
更有多少淒涼
Gèng
yŏu
duō
shăo

liáng
殷勤留與歸時說
Yĭn
qín
liú

guī
shí
yuè
到得再相逢
Dào

zài
xiāng
féng
恰經年離別
Qià
jīng
nián

bié
張元幹

Zhāng

Yuán

Gàn

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Mots-clefs : paysage chagrin attente

Zhāng Yuán Gàn (1091 – vers 1170) :
Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »

Le                      mois                                  pour raccompagner    printemps    j’improvisais              printemps           le                    nous fait                       comment         -                                                   jeunesse est en         Ma                   décidée        rien empêcher !           de fleurs,                            Administrer           et         en ces        Levons       verre                    le printemps,                     fleurs    moquer          

                du                    je      part à une fête                   le           et                         Le           qui vient              qui fuit                    ;                            -                             ?           venue, la                 transe,    moustache blanche                                                     puis entrer         danse,                          l’éclat                      notre       ensemble,                                    pas                      de       

   dernier jour    3ème      lunaire,    pris                                                                 ce texte.                           printemps                    vieillir   Vieillard,         pourrais-je entraîner les jeunes gens   L’ivresse                                                                à n’en                 Se piquer                        dans la                    l’entrain                   lieux.                              retenons               Ne laissons     les        se           nous !

菩薩蠻





mán
三月晦送春有集
Sān
yuè
huì
sòng
chūn
yŏu

坐中偶書
zuò
zhōng
ŏu
shū
春來春去催人老
Chūn
lái
chūn

cuī
rén
lăo
老夫爭肯輸年少
Lăo

zhēng
kĕn
shū
nián
shăo
醉後少年狂
Zuì
hòu
shăo
nián
kuáng
白髭殊未妨
Bái

shū
wèi
fáng
插花還起舞
Chā
huā
hái


管領風光處
Guăn
lĭng
fēng
guāng
chù
把酒共留春

jiŭ
gòng
liú
chūn
莫教花笑人

jiāo
huā
xiào
rén
張元幹

Zhāng

Yuán

Gàn

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Malgré les vicissitudes, Zhang Yuangan était d’une nature optimiste et ce poème de circonstance montre tout à fait qu’il savait s’amuser.

Mots-clefs : fête jeunesse printemps

Liú Yī Zhĭ (1094 – 1160) :
Sur l’air de « Dans la joie le loriot a déplacé son nid »

                 du          lueurs           quand                               l’oiseau     niche                                                 -cour voisine                        Ça       s’insinue               par                          hennissent,             lèvent, La                                                    et fourrés.               larmes font                           solidifié,          par                                                       voyageur                         La tristesse est               : comme encore il s’exposerait    vent                 la                 Luo     la           des                                  Dans                de choses                reprises,            parvînt à                         à         confier.    tenture                          si loin,    ce paravent courbe que le                 Comment        en                      années                   de rancœur, fleurs de             m’ennuyez et m’irritez,                            que            traverser    porter.              de cette condition,          qu’il         s’apaiser    se                     récemment        

Marcher             jour            de                       la corne,                                    la nuit         tressailli encore,    basse-             avant                        là           le                la campagne,                         les gens               lune décroissante apparaît au travers des                          traces                   ruban          à                               l’alcool,    affronte                                          qui       sa                             insurmontable                                Au         poussière de    capitale sur la       À    poursuite                après                          cœurs tant           dix mille                     qu’on           trouver       messagère                                         de jadéite                                           parfum                                   ces instables        d’errances ?                                                                Il       rien                                       et            goût                                         viendra           et                                  revenu.

        au point         Aux           l’aube       retentit           J’écoute :          qui       pour         n’a pas                    La      -                   lui s’éveillera.    et                 brouillard                  Les chevaux                      se                                                      bosquets             Des        de             un       de givre   peine            Revigoré               on          le froid encore fugace. Pour le              gémit    lassitude,                                                                       de                                     !                    souvenirs,       s’être séparés,      nos                                fois           Sans                         l’oie             qui les          La         charmante            est          Et                                  tiédit :         saisir    pensée                                   Lune                       dépit, vous                            n’est      de tout ceci     je n’ai dû                      Le      amer                     j’espère                               dissiper, Ce mal si                  

喜遷鶯



qiān

yīng
曉行
Xiăo
xíng
曉光催角
Xiăo
guāng
cuī
jiăo
聽宿鳥未驚
Tīng

niăo
wèi
jīng
鄰雞先覺
Lín

xiān
jué
迤邐煙村


yān
cūn
馬嘶人起


rén

殘月尚穿林薄
Cán
yuè
shàng
chuān
lín

淚痕帶霜微凝
Lèi
hén
dài
shuāng
wēi
níng
酒力衝寒猶弱
Jiŭ

chōng
hán
yóu
ruò
歎倦客
Tàn
juàn

悄不禁重染
Qiăo

jīn
hóng
răn
風塵京洛
Fēng
chén
jīng
Luò
追念人別後
Zhuī
niàn
rén
bié
hòu
心事萬重
Xīn
shì
wàn
chóng
難覓孤鴻託
Nán


hóng
tuō
翠幌嬌深
Cuì
huăng
jiāo
shēn
曲屏香暖

píng
xiāng
nuăn
爭念歲華飄泊
Zhēng
niàn
suì
huá
piāo

怨月恨花煩惱
Yuàn
yuè
hèn
huā
fán
năo
不是不曾經著

shì

céng
jīng
zhuó
者情味望一成消減
Zhĕ
qíng
wèi
wàng

chéng
xiāo
jiăn
新來還惡
Xīn
lái
huán
è
劉一止

Liú



Zhĭ

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Mots-clefs : matin errance amertume

Bulle