Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive

Dài Fù Gŭ (1167 – ?) - Notes sur l'auteur et les poèmes

L'auteur

Le poète Dai Fugu 戴復古 échoua dans la carrière officielle et mena une vie d’errance dans la pauvreté avant de se retirer dans sa province natale du Zhejiang, à proximité du Mont Tai 太山. Il ne laissa qu’une quarantaine de poèmes.


Sur l’air de « Chanson de la fée des grottes »

Dans celui-ci, le poète décrit son errance et manifeste son aspiration à profiter malgré tout de la vie au jour le jour.


Les deux premiers vers, plus lyriques et classiques que la suite du poème, peuvent apparaître comme une pique envers la poétesse Li Qingzhao 李清照 : le 1er vers « 賣花擔上 » est directement repris du vers initial de son Sur l’air de magnolia, version courte 減字木蘭花, et les chrysanthèmes du second vers étaient des fleurs très appréciées de la poétesse. Certes, l’état d’esprit d’un « carpe diem » assez trivial affiché dans ce poème contraste fortement avec la tristesse très digne des dernières œuvres de Li Qingzhao !


Le Yang Redoublé 重陽 désigne le 9ème jour de la 9ème lune, qu’on appelle aussi pour cette raison le Neuf Redoublé 重九 : c’est la fête des chrysanthèmes.


Les expressions 煞遠et 旋簇著 appartiennent au langage parlé de l’époque des Song. La traduction tente en conséquence de rendre la gouaille et la verve de ce texte.


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