Anthologie bilingue de la poésie chinoise tardive

Xīn Qì Jí (1140 – 1207) - Notes sur l'auteur et les poèmes

L'auteur

Né au Shandong, centre de la résistance aux envahisseurs Jin, Xin Qiji 辛棄疾 se joint à l’âge de vingt-deux ans à une armée de résistants où il se distingue par ses actions d’éclat. Il rallie ensuite les Song du Sud et tient différents postes de second ordre en multipliant sans résultat à l’attention de l’empereur des conseils et des propositions de service afin de reconquérir la plaine du Fleuve Jaune, qui finissent par irriter : il doit démissionner en 1181. Il se retire alors près de Shangrao 上饒 à l’est du lac Poyang 鄱陽 et se consacre à son œuvre littéraire ; il recevra notamment les visites de Fan Chengda 范成大, Lu You 陸游, Zhu Xi 朱熹 et Jiang Kui 姜夔.


Sur l’air d’« En souvenir d’une charmante suivante »

Sur l’air de « Le printemps au palais des Han »

Sur l’air d’« Une table basse de lazurite »

Sur l’air de « La saison des perdrix »

Sur l’air d’« Un boddhisatva d’ailleurs »

« Sur un air limpide et tranquille »

Sur l’air de « Taquiner le poisson »

Sur l’air d’« Un fils du Midi »

Le Donjon du Nord 北固亭 était une pagode dressée sur le mont Beigu 北固山, situé sur la rive sud entre Nankin et l’embouchure du Yangzi.


La seconde strophe est une évocation de Sun Zhongmou 孫仲謀 ou Sun Quan 孫權, fondateur de la dynastie des Wu 吳 et qui succéda en 200 à dix-huit ans, à son père, seigneur de la guerre qui dominait la rive droite de l’embouchure du Yangzi. « 曹劉 » (avant-dernier vers) désigne ses deux rivaux de l’époque des Trois Royaumes, Cao Cao 曹操 et Liu Bei 劉備 (voir Sur l’air de « Souvenir d’une gracieuse enfant »). Le dernier vers reprend le soupir d’admiration pour son jeune adversaire que Cao Cao aurait laissé échapper en combattant Sun Quan en 213.


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